Billets d'humeur !

Pour le chien, le chef de meute est bel et bien l'homme.

Plus qu'aucune autre espèce au monde, le chien est le résultat de manipulations génétiques opérées par l'homme notamment à partir du XIXe siècle où l'élevage a explosé.
L'homme a façonné le chien pour son propre profit et à son goût. Extrêmement variés d'une race à l'autre en terme de taille, de couleur de pelage, de caractère, les chiens possèdent cependant un seul et même ancêtre : le loup.
Le chien a conservé quelques atouts de son lointain ancêtre, souvent utilisés au profit de l'homme : l'odorat, très utile pour détecter des alpinistes coincés sous une avalanche, ou la technique de prédation en meute, appréciée des adeptes de la chasse.
Mais au contraire du loup, le chien a développé une communication unique avec l'homme, le servant mais se servant aussi de lui pour parvenir à ses fins.
Pour le chien, le chef de meute est bel et bien l'homme.

Le chef de meute est nécessairement un individu grand et fort. Cette puissance physique lui est nécessaire pour s'imposer vraiment si besoin. C'est surtout dans sa tête qu'il doit l'être. Une meute au sein de laquelle il n'y aurait que des relations sociales de violence et de rapports de force ne fonctionnera pas. Les comportements de soumissions des subordonnés ne sont pas des attitudes de crainte, comme les comportements de domination du mâle alpha ne sont pas des actes de violence. Les rapports sociaux sont amicaux. Le comportement actif de soumission d'un subordonné n'est pas une humiliation mais un signe de reconnaissance envers le dominant.
Le calme, la sérénité, l'assurance, la détermination, l'énergie, la confiance en lui du mâle alpha assureront la paix sociale du groupe son unité : son charisme.
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Faire appel au comportementaliste...une démarche économique

Les comportements du chien, supportés souvent pendant des mois , se révèlent souvent onéreux en dépenses diverses.

Que ce soit dans la maison, la voiture, le jardin… Les destructions amènent à des dépenses, des achats et réparations.

La malpropreté, les conduites agressives, les fugues ont souvent eues des tentatives de solutions par des recettes "d'amis, de connaisseurs", l'utilisation de différents matériels et/ou  des substances testés pour y remédier.

Et rien n'y a fait...

Appeler le comportementaliste pour enfin comprendre, être compris de son chien, est une démarche bien plus économique, et qui plus est apportera un soulagement au désarroi de l'animal.

Il s'agit bien de la détresse du chien dont il s'agit, de sa difficulté à trouver les comportement adéquates, en face de situations généralement incompréhensibles pour lui.

La prévention

Le comportementaliste à aussi un rôle important dans la prévention, beaucoup de situations mal engagées dans la relation avec le chien seraient évitées si son aide était sollicitée préventivement ; Lors de l'acquisition d'un chiot ou avant l'acquisition même, l'appel à son expertise par les futurs acquéreurs, en particulier lorsqu'il s'agit du choix d'un premier animal.
Un entretien permet d'obtenir les informations du besoin en accompagnement particulier du très jeune compagnon afin de l'aider à développer ses compétences, celles-ci étant limitées par son immaturité.
Le comportementaliste aide à construire rapidement une relation congruente lors de l'adoption d'un chien adulte en refuge, de mettre en place de bonnes habitudes celui-ci ayant souvent un passé traumatique.

Certifié... Diplômé...

Un certificat ? Un diplôme ?

Il n'existe pas de diplôme de Comportementaliste ! Pas plus que de certification !
Un centre de formation qui l'afficherait soit se trompe, soit abuse de ce terme et vous fait croire en quoi ?
Quelle confiance alors y accorder ?
Les centres de formation délivrent des certificats dont la valeur est à mettre en rapport avec la qualité de l'enseignement qui y est prodigué.
C'est à ce niveau qu'il faut vous montrer attentif !

Comportementaliste...

Le terme de comportementaliste est utilisé depuis 1982, il figure dans un journal de la profession vétérinaire “ la semaine vétérinaire” qui annonce, dans son numéro du 9 juin 1990 un colloque intitulé “la collaboration entre le vétérinaire et le comportementaliste”,  à Montereau. On constate donc que dès 1982, soit depuis plus de 25 ans, les vétérinaires connaissent l'existence des comportementalistes et différencient les deux professions puisque c'est précisément le thème du colloque.
Ce terme de comportementaliste a déjà été employé en psychothérapie humaine dans les années 1950-1960.

Quid de la rééducation comportementale...

Certains comportementalistes proposent la rééducation des comportements !

Comment peut on "rééduquer" un comportement ?

Un comportement n'est pas issu de l'éducation, il est impossible d'éduquer un comportement.

Un peu de sérieux !

Il s'agit de réactions aléatoires ou de déterminations dynamiques, physico-chimiques intentionnelles, finalisées, relationnelles.

Elles produisent des effets concrets sur le milieu forcément systémique où cela se meut.

Le comportement est une mouvance relationnelle qui contribue à la fonctionnalité, à changer, à transformer tout ou partie du milieu où il s'exprime.

L'usage du terme comportement induit le comment ça se comporte, par rapport à quoi, et le pourquoi de tel ou tel type de comportement relevé à l'intérieur de tel contexte.

Cette observation et les conclusions qui en découlent sont le fait d'une action humaine. Aucun agent autre qu'humain ne se soucie de ses propres comportements. 

L'ENFANT ET LE CHIEN : APPRENDRE A COMPRENDRE L'AUTRE

L'ENFANT ET LE CHIEN : APPRENDRE A COMPRENDRE L'AUTRE
D'après" L'enfant et l'animal " GENERATION 0.N.E. N°8, 1993.
Le chien et l'enfant ont souvent des rapports positifs mais quand nous en parlons ainsi nous nous positionnons toujours du côté de l'enfant.
Quel est le point de vue du chien ?
En termes éthologiques que veut dire le comportement affectueux du chien à l'égard de l'enfant ?
Perçoit-il qu'il s'agit d'un "petit d'homme", de la même façon qu'il est capable de distinguer un chiot d'un chien adulte ?"
Seule une étude comportementale et une réflexion théorique peut nous apporter des réponses valables.
Le chien est un canidé social, nous pouvons comparer son comportement à celui de son très proche cousin, le loup, et raisonner dès lors en termes de meutes, de relations de dominance et de subordination, etc.
Cela est-il bien fondé ? Ce n'est pas si sûr.
Le chien entretient avec l'homme une relation d'étroite complicité depuis plus de 12.000 ans. Cette cohabitation a largement altéré ses habitudes initiales, qu'elles soient celles du loup ou du chacal, et créé quelque chose de totalement nouveau.
La domestication a occulté‚ certains traits de son caractère primitif et en a développé d'autres, ce qui a donné un animal composite, en partie fabriqué par l'homme !
En fait, beaucoup reste à apprendre à son propos. Beaucoup reste à découvrir, car l'éthologie du chien est vraiment une discipline neuve, qui s'intéresse à un cas complexe !
Le processus d'attachement du chien à l'enfant ou à d'autres personnes résulte essentiellement de la phase sensible de familiarisation.
Cette "habituation" à un partenaire est mise en oeuvre lors d'une période précoce du développement du chiot mais reste différente du phénomène de l'imprégnation que Konrad LORENZ avait mis en évidence chez les oisons.
Nous trouverons le même processus chez le chat.
Un animal familier élevé hors du contexte humain redevient une bête sauvage, tout simplement !"
L'attachement du chien envers des humains est la résultante d'un environnement particulier.
Dès son plus jeune âge, un chien "normalement élevé" se trouvera baigné dans un flot constant de signaux humains, d'autant plus signifiants pour lui que ces messages seront cohérents, congruents, non-contradictoires.
C'est à partir de ceux-ci que l'animal déterminera ses différents partenaires, adultes et enfants.
L'instinct mythique du chien, tout fait d'abnégation et de soumission à un maître unique n'est pas crédible.
L'attachement homme animal est une relation qui se construit, bien ou mal, selon que les signaux, les ordres donnés seront précis et chaque fois identiques en fonction de la situation, mais aussi selon le type de langage non-verbal utilisé, et dans la mesure où les messages émis par l'homme seront situés dans une intonation compréhensible par l'animal.
Il y a des gens incapables d'être maîtres de leurs chiens et des chiens très perturbés qui ne s'attacheront à personne.
L'histoire relationnelle de ces différents partenaires (chien et famille) naît ce qu'on pourrait appeler une cognition sociale.
Le chien élabore ses propres représentations des êtres d'interaction de son environnement et détermine peu à peu le rôle et l'importance de chaque membre de la famille.
Par ailleurs, même s'il est avéré que les femelles sont généralement plus douces avec les enfants, on ne peut pas pour autant y voir la mise en oeuvre d'un éventuel instinct maternel !
Comment cela se passe-t-il du côté de l'enfant ?
Nous distinguons différentes étapes dans son comportement à l'égard de l'animal.
Dans un premier temps, l'enfant apprend à distinguer les personnes l'une de l'autre, et ceci très tôt !
Et sans doute, assez vite, l'enfant classe-t-il le chien comme un membre de son groupe familial.
Progressivement, apparaissent différents comportements. L'enfant qui ne marche pas encore a pour comportement majeur de tendre la main et de vocaliser en tournant la tête vers l'objet qui l'intéresse.
Le chien passe, l'enfant l'agrippe par les poils, c'est le début de toute une gamme de communications par caresses (mais aussi par la voie de l'olfaction, en ce qui concerne le chien) qui va se diversifier de plus en plus au cours des années.
Vers deux ou trois ans, l'enfant peut se montrer plutôt agressif, procéder à de fréquents reports d'agression sur l'animal, il bouge beaucoup et fait plein de bêtises. C'est l'âge des accidents domestiques... et des morsures de chien.
Mais rarement du chien de la maison.
D'habitude, celui-là encaisse les menaces, les quelques coups lorsqu'ils existent et s'éloigne.
En vérité, le danger peut provenir essentiellement d'un chien extérieur, celui du voisin, d'un ami, d'un parent : un chien qui connaît mal l'enfant et que l'enfant connaît  mal.
A quatre, cinq ans, nouveau changement de perspective : cette grosse bête pleine de poils, si puissante, avec des crocs quelquefois si inquiétants, eh bien, elle obéit quand on lui donne des ordres !
L'enfant, placé naturellement en bas de l'échelle hiérarchique familiale, peut à son tour commander à quelqu'un, devenir le chef, le grand patron !
Mais ce nouveau type de rapports implique‚ évidemment une certaine compréhension du "langage chien" : les signaux non-verbaux d'attention, de refus, d'irritation, de joie, que l'animal‚ met par le jeu de sa physionomie, le mouvement de sa queue ou des ses oreilles, l'enfant doit pouvoir les interpréter correctement.
Il doit apprendre à respecter l'autre, à comprendre son monde, et à y réagir de façon adéquate.
A l'inverse, il s'agit aussi de se faire comprendre ! L'enfant doit adopter la posture correcte, le ton de voix correct, les attitudes qui s'imposent s'il veut que son message passe auprès du chien !
Tout cela, on l'imagine, est riche d'enseignements pour le bambin, mais s'avère aussi très gratifiant quant à l'image qu'il se fait de lui-même !
N'oublions pas non plus ce qui fait l'essentiel du rapport enfant chien, c'est-à-dire les liens affectifs. L'enfant serre son chien dans ses bras, il entretient avec lui des contacts étroits, il lui parle dans le creux de l'oreille, l'embrasse, joue avec lui, tous rapports particulièrement satisfaisants tant pour l'enfant que pour le chien !
On entend souvent que l'arrivée d'un nouveau-né‚ dans la famille était mal vécue par le chien (ou le chat) de la maison. Est-ce exact ?
Cela peut l'être! L'attention des parents à l'égard de l'animal risque de diminuer alors considérablement, pour se focaliser sur le bébé.
Certaines pièces de la maison sont désormais interdites au chien, on oublie quelquefois de le promener aux heures habituelles, ses maîtres se montrent plus sévères... bref, le chien est parfaitement capable de prendre conscience du changement de la situation !
Et il est donc possible qu'il manifeste à ce moment-là, de certaines manières, un certain désaccord.
Ceci dit, il semble que lorsque le chien arrive APRES l'enfant, la relation se construit mieux.
Les interactions sont en effet plus nombreuses lorsque l'animal est déjà intégré au paysage familial dès avant la naissance."
Etle toutou qu'on achète comme cadeau d'anniversaire...
A exclure absolument, si l'on n'a pas pleinement conscience de ce que cela implique pour toute la famille. Qui en prendra soin, le nourrira ou se chargera de le sortir deux fois par jour ?
Le chien n'est certainement pas un jouet ou une peluche qu'on offre sur la base d'un simple caprice. C'est un être vivant, certes adapté à notre mode de vie, mais également porteur de besoins propres et de certaines exigences ! Et ce n'est qu'en respectant celles-ci, en les prenant en compte, qu'une authentique amitié entre l'enfant et le chien pourra s'élaborer sur des bases saines et donner tout le profit psychoaffectif qu'on peut en attendre !




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